Originaire de la région parisienne, Bertrand a choisi Nantes en 1995 pour son internat. Trente ans plus tard, il dirige l’institut du thorax et pilote des programmes de recherche d’envergure nationale.
Pourquoi avoir choisi l’endocrinologie et la recherche ?
J’ai choisi l’endocrinologie pour son côté varié et transversal. Dans cette spécialité, quand on comprend la physiopathologie, on comprend la maladie. Très tôt dans mon parcours, j’ai choisi de me consacrer à la recherche. J’ai passé six années entre le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) à Meudon (92), l’Institut Cochin à Paris et l’Institut Pasteur de Lille.
Comment votre carrière a-t-elle évolué à Nantes ?
De retour à Nantes en 2009 comme PU-PH (Professeur des universités – praticien hospitalier), je suis devenu responsable, en 2012, du Centre d’investigation clinique (CIC) endocrinologie-diabétologie-nutrition. Ce centre regroupe une quinzaine de professionnel·le·s aujourd’hui. Depuis 2015, je dirige l’institut du thorax et anime l’équipe 4 (maladies cardiométaboliques) constituée d’une trentaine de personnes.
Qu’est-ce qui vous attire dans la recherche translationnelle(1)?
Ce qui me passionne dans la recherche translationnelle, c’est sa capacité à faire dialoguer différentes disciplines. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes du vivant et, à terme, améliorer la prise en charge des patient·e·s. Ma vision de la recherche est avant tout collective et intégrée : elle combine essais cliniques, expérimentation animale, biologie moléculaire et bio-informatique.
Ce qui vous motive le plus au quotidien ?
Le travail collectif : animer une équipe pluridisciplinaire, accompagner les jeunes chercheurs et chercheuses, être premier centre recruteur français dans les essais internationaux. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est d’arriver à nommer des jeunes. Cette dynamique collective m’aide aussi à me challenger en permanence.
(1) La recherche translationnelle vise à transformer les découvertes scientifiques issues de la recherche fondamentale en applications concrètes pour améliorer la santé des patient·e·s et inversement. Elle se situe à l’interface entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.