Arrivée en 2012 au CHU de Nantes au sein du service des urgences pédiatriques, Fleur mène aujourd’hui une double mission de praticienne hospitalière et de recherche clinique. Elle nous en dit plus sur ces deux activités complémentaires, pour lesquelles le travail en équipe est essentiel.
Urgences pédiatriques et recherche clinique, quel lien ? « Partir des questions du terrain, c’est capital pour faire de la recherche dans ce domaine ! Car la finalité consiste à améliorer la prise en charge des patient·e·s. », déclare Fleur. Au quotidien, elle a plusieurs casquettes : une mission de praticienne aux urgences pédiatriques, elle assure alors une activité d’accueil et de consultations auprès des enfants et de leur famille ; et une mission de recherche clinique au sein de l’unité d’investigation clinique femmes, enfants, adolescents (UIC FEA), pour laquelle elle accompagne les professionnel·le·s de l’hôpital femme-enfant-adolescent dans leurs activités de recherche.
« Soins ou recherche, dans tous les cas, le·la patient·e est au cœur de nos activités. Grâce à la recherche, nous avons l’opportunité de nous questionner sur nos pratiques afin d’améliorer les parcours de soins. L’objectif est de faire bénéficier les patient·e·s des dernières avancées scientifiques pour optimiser leur prise en charge. »
Sa rencontre avec la recherche clinique s’est faite sur le terrain, au cours de ses premières années au CHU de Nantes et, en particulier, à l’occasion de l’encadrement de thèse d’un interne de médecine. Depuis, elle a repris le chemin universitaire pour se former à la recherche. Avec son master puis son doctorat d’épidémiologie en poche, sa formation à la recherche et son expérience lui permettent aujourd’hui de partager ses compétences avec ses collègues. Recherche de financement, rédaction du protocole, aide aux analyses statistiques, publication scientifique… l’accompagnement proposé par Fleur concerne toutes les étapes de la recherche.
Par ailleurs, Fleur mène aussi sa propre activité de recherche. Ses travaux portent notamment sur la prévention de la mort inattendue du nourrisson, un phénomène qui touche entre 300 et 400 bébés chaque année. Elle s’intéresse également à l’amélioration du parcours des enfants ayant subi un traumatisme crânien léger à travers un projet de recherche européen.