Jillian, aide soignante au CHU de Nantes

Jillian, aide soignante au CHU de Nantes

Rencontre avec Jillian, une aide soignante de nuit en réanimation chirurgicale polyvalente.

J’ai toujours voulu être dans le soin. En tant qu’aides-soignant·e·s, nous sommes au plus près des patient·e·s et des familles. En réanimation, nous effectuons des soins complexes et c’est très intéressant.

Avant, j’ai travaillé pendant 10 ans au bloc de l’hôpital femme-enfant. Pendant le COVID, je suis venue en renfort en réanimation polyvalente et j’ai adoré ! Ça bouge beaucoup.

Une bonne nuit, c’est une nuit où l’activité est modérée, sans que nous soyons submergé·e·s, car nous sommes moins la nuit. C’est aussi avoir le temps de rassurer les patient·e·s et leurs familles.

Travailler la nuit demande de l’adaptation car nous sommes en constant décalage. Il faut savoir rester vigilant·e·s à n’importe quelle heure. Les urgences arrivent sans prévenir.

Je suis ravie quand les patient·e·s reviennent nous faire un coucou quand ils·elles sont sorti·e·s de rééducation, c’est très gratifiant !

Nous avons ce que nous appelons des fleurs à distribuer aux familles pour qu’elles puissent noter ce que leur proche aime, ce qu’il·elle écoute comme musique, si il·elle a des animaux de compagnie, leur famille, etc. C’est très utile pour créer un lien et engager la discussion. Si le patient ou la patiente est inconscient·e, en général, je lui parle de sa famille ou je lui mets la musique qu’il·elle aime.

La nuit c’est vraiment chouette car nous avons plus de temps avec les patient·e·s, nous travaillons beaucoup en binôme et nous pouvons organiser notre travail comme nous voulons (avec un ordre de priorités bien sûr !). Nous avons la chance d’avoir des super médecins avec qui la communication est fluide. C’est vraiment appréciable.

Patience, douceur et discipline.

N’hésitez pas, c’est une superbe aventure ! On vit plein de moments chouettes, même s’il y a des épreuves assez difficiles aussi. On fait des rencontres qu’on n’oublie pas, et entre collègues, on se soutient les un·e·s les autres.

Ce que je voudrais que les gens retiennent c’est que l’habit ne fait pas le moine. On peut avoir un look un peu différent, mais ça ne fait pas de nous des soignant·e·s moins compétent·e·s. Nous sommes là pour aider, même si les étapes par lesquelles les patient·e·s passent en réanimation sont très complexes.

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