Après un début de parcours en apprentissage en 2021, Mathilde est devenue préparatrice en pharmacie au CHU depuis septembre 2023. Découvrez son parcours professionnel et sa vision du métier.
Quel est votre parcours professionnel ?
Après un baccalauréat scientifique, je me suis orientée vers la formation de préparateur·rice en pharmacie. J’ai commencé le diplôme d’étude universitaire scientifique et technologique (DEUST) de préparateur·rice technicien·ne en pharmacie à la Faculté de sciences pharmaceutiques et biologiques de Nantes université, associée au centre de formation en apprentissage (CFA) intelligence apprentie en septembre 2021. Il s’agissait de la première promotion d’étudiant·e·s pour cette formation. J’ai été en apprentissage durant deux ans au sein du service de la pharmacie du CHU, puis j’ai intégré les effectifs de ce dernier en 2023.
Pouvez-vous nous décrire votre quotidien ?
J’exerce au sein d’un des trois sites de la pharmacie du CHU de Nantes (site Hôtel-Dieu). Nous sommes environ une trentaine de préparateur·rice·s dans le secteur de pharmacie clinique. Nous travaillons étroitement avec les pharmacien·ne·s, les gestionnaires de stocks, l’admissionniste, la secrétaire. Les activités au sein du secteur de pharmacie clinique sont très variées : certain·e·s préparateur·rice·s sont détaché·e·s pour s’occuper plus particulièrement de l’approvisionnement en médicaments dans les services de soins, d’autres pour gérer les stocks de médicaments au sein de la pharmacie à usage intérieur (PUI) ou pour prendre en charge les patient·e·s qui viennent en rétrocession hospitalière*. De mon côté, je participe à la traçabilité et la dispensation des médicaments dérivés du plasma, notamment pour les patient·e·s vivant avec l’hémophilie et qui vont être opéré·e·s. Je m’occupe également des patient·e·s en rétrocession hospitalière pour qu’ils ou elles aient les médicaments nécessaires à leur pathologie. Nous accueillons également les patient·e·s précaires et sans droits de sécurité sociale. Pour les stupéfiants, je m’occupe de renouveler les dotations des services de soins et répondre à des besoins ponctuels pour des patient·e·s.
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer ce métier ?
J’étais très intéressée par les notions scientifiques apprises durant le lycée et je voulais un métier proche de la santé, avec une formation qui ne soit pas trop longue et permettant une alternance, pour être au plus vite au cœur du métier.
Quels sont les aspects de votre profession qui vous intéressent le plus ?
J’aime particulièrement le contact avec les patient·e·s en rétrocession hospitalière*. C’est un métier où on apprend chaque jour de nouvelles notions. Le rythme est assez soutenu dans la journée, on ne s’ennuie pas !
Comment intégrez-vous l’activité de pharmacie clinique dans votre fonction ?
Derrière chaque prescription, il y a un patient·e, avec ses propres besoins. Nous devons analyser chaque demande avec beaucoup de précautions pour éviter les erreurs et permettre un suivi adapté. Ce besoin de précision peut être une cause de stress, personne ne souhaitant être à l’origine d’erreur pour le ou la patiente·e. Mais en même temps cela rend le métier passionnant, car on comprend le rôle clé des préparateur·rice·s au sein de la pharmacie.
Comment imaginez-vous l’évolution de votre métier ?
Une formation complémentaire est proposée : une troisième année qui permet de se spécialiser officiellement dans le domaine hospitalier. Pour l’instant, les trois fonctions que j’occupe sont très complémentaires et variées et me permettent de me tenir à jour des nouveautés. A l’avenir, toujours au sein du service de la pharmacie, j’envisage d’aller vers des missions de préparatrice référente en unités de soins. D’autant que le CHU de Nantes va déménager dans des nouveaux locaux avec encore davantage de besoins de préparateur·ice·s dans les services.
*La rétrocession hospitalière signifie que la pharmacie hospitalière délivre certains médicaments directement aux patient·e·s ambulatoires (=sans hospitalisation), avec une ordonnance d’un médecin du CHU.
Le Témoignage de Mathilde Schulze, préparatrice au sein du service pharmacie au CHU à Nantes dans le secteur de pharmacie clinique est paru dans la revue Le Pharmacien Clinicien2025; 60: 366–7 Copyright © 2025 Editions Elsevier Masson. Avec autorisation. La revue est consultable sur ScienceDirect et sur em-consulte.